Ce qu'il fallait retenir :


En juin 1940, la France est battue par l'Allemagne nazie. L'Etat français signe l'armistice et rentre dans un état d'esprit collaborationniste.

          Certains pourtant, refusent la défaite. Le 18 juin 1940, depuis la BBC à Londres, le général De Gaulle appelle les combattants français à le rejoindre pour poursuivre le combat (c'est la Résistance extérieure) et incite ceux qui restent en France, à mener la vie dure à l'occupant et aux collaborationnistes (c'est la Résistance intérieure). De nombreux français lambda vont, progressivement et clandestinement, rentrer en lutte contre l'Axe.

Les zones d'occupation

Cette année, le sujet proposé au Concours National de la Résistance et de la Déportation est : "Communiquer pour résister (1940-1945)". On nous invite à réfléchir au rôle joué par les moyens de communication dans la lutte contre l'Occupant et Vichy.

L’exposé se présentera sous forme de mémoire accompagné ou pas de différents supports et sera à rendre au plus tard le 18 mars. Commencez dès maintenant ! Voici les différents sujets que vous pouvez traiter. Vous pouvez soit les traiter individuellement, soit en croiser plusieurs.

  • Armistice : fin des hostilités.
  • Collaborationniste : ce sont ceux qui ont mené une politique d'entente avec l'occupant allemand.
  • Vichy (Gouvernement de) : nom donné au pouvoir exécutif de l'Etat français installé à Vichy de 1940 à 1944 et qui mena une politique de collaboration avec l'Allemagne nazie.

 

I. Des graffitis aux tracts, les premières expressions du refus.

          A. Les graffitis

Dès l'automne 1940, les murs des villes portent les premières traces du refus de l'Occupation : les affiches de propagande allemande sont régulièrement arrachées ou recouvertes d'inscriptions. Les avis d'exécution sont ainsi recouverts des termes "martyrs" ou "morts pour la France".

 

graffiti seconde guerre mondiale

Graffiti sur un mur. On y aperçoit l'inscription 1918 = 1943 avec un V (de Victoire). Les Alliées pensaient mettre fin à la guerre en 1943 tout comme en 1918, mais il a fallu attendre 1945 !

  • avis d'exécution : pour instaurer un climat de terreur les Allemands informent la population des exécutions des résistants par voie de presse ou sous la forme d'affiches, placardées dans les rues.

          B. Les papillons

Les archives policières évoquent l'omniprésence de petits papillons rectangulaires qui apparaissent dans les villes sur les murs ou les boites aux lettres. Des slogans courts et facilement mémorisables témoignent de l'opposition à l'occupant et au régime de Vichy : "Vive la République", "Pétain au dodo, Laval au poteau", "Travail forcé - Loin de la Famille - Contre la Patrie".

  • Papillon : tract de petit format, destiné à être distribué, jeté et éparpillé ou collé.

          C. Les tracts

Dès le 17 juin 1940, jour même où Pétain appelle à cesser le combat, un premier tract est lancé :"Celui qui ne se rend pas à raison contre celui qui se rend". L'aggravation des peines encourues pour distribution de tracts clandestins, punie par des peines de travaux forcés ou de mort, ne freine pas le phénomène qui ne cesse de s'amplifier, jusqu'à la Libération.

 

tract anti-allemands

 

  • Tract : feuille de papier contenant des opinions que l’on distribue en nombre pour convaincre.

Ressources pédagogiques : documents et textes sur les tracts sur le site de la Fondation de la France Libre : www.france-libre.net

II. La presse résistante

Les résistants recherchent ensuite des formes d’expression plus recherchées : c’est la naissance des journaux clandestins. Vous pouvez orienter votre recherche sur la fabrication, la diffusion ou le rôle de la presse clandestine.

Etudiez la presse clandestine de son département :

  • Etudiez l’évolution d’un journal clandestin (Quel rôle a-t-il joué à l’échelle locale ? Y a-t-il une évolution dans les techniques de fabrication ou le nombre d’exemplaires ? Quels sont les principaux thèmes d’abordés.
  • Comparez plusieurs titres clandestins (Comparez 2 journaux sur un événement précis de la Guerre. Confronter des arguments pour critiquer l’occupant ou le régime de Vichy. Observer les différents formats.
  • Comparez entre presse clandestine et officielle (Comparer le traitement d’une même information par les deux presses. Quels sont les attaques émises contre les résistants par la presse officielle.)

 

Panorama de la Presse de la France Libre

 

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Ressources utiles supplémentaires : pour un exposé synthétique sur l'histoire des principaux journaux clandestins, consultez le Dictionnaire historique de la Résistance, dirigé par François Marcot et paru chez Robert Laffont, en 2006. Dans la rubrique consacrée au CNRD 2013 sur le site de la Fondation de la Résistance (www.fondationresistance.org), vous aurez accès directement à une dizaine de journaux de la presse clandestine ainsi qu'une bibliographie regroupant les principales études historiques sur ce sujet.

 

III. La Résistance par la Radio

La BBC n’est pas la seule radio à être écouter clandestinement depuis la France. On peut citer également la radio gouvernementale Voice of America ou ceux de Radio-Moscou que vous retrouverez toujours sur : www.france-libre.net

Ressource pédagogique : un dossier disponible sur le site http://blogs.ina.fr est consacré au rôle joué par la radio dans la lutte des résistants contre l'occupant et le régime de Vichy.
 

IV. Résister en chantant

 Si "Le chant des Partisans" reste la chanson de la Résistance par excellence, d’autres ont résisté en chantant : Pierre Dac avec « Hitler, Yop la Boum » ; La marche des maquis bretons…

Allez vers les liens à droite "Chantons sous l'Occupation" et "La chanson française sous l'Occupation".

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Ressources pédagogiques pour l’ensemble des thèmes :